Remarks by President Charles Michel at the European Parliament debate on EU-Russia relations

(Source: Council of the EU and European Council)

This is expected to be an important geopolitical week for the European Union.

We will hold our joint summit with the African Union. Some eighty delegations and leaders of African and European governments are arriving in Brussels to negotiate a strategic partnership between our two continents. Yet, the extremely serious situation in Eastern Europe has crept into all our agendas.

Allow me to lay out the range of actions taken by the European Union to deal with this crisis, in very close coordination with our allies. Let me explain, too, how the European Council will approach our future decisions, in the short or longer term.

Russia has undertaken an unprecedented military escalation against Ukraine. The Russian authorities have repeatedly said they have no aggressive intentions towards this sovereign country.  And this despite already annexing part of Ukrainian territory, Crimea, in 2014 and constantly undermining Ukraine’s sovereignty, especially in eastern Ukraine.

Encircling a country with an extraordinary deployment of military forces – never seen before – can only be seen as aggressive and threatening behaviour. This escalation not only endangers the stability and integrity of Ukraine. It also threatens peace and security in Europe, and the rules-based international system.

We, the EU, Member States and our NATO allies are working together at every level, on a daily basis, consulting politically and acting together. We are working at a level of intensity and quality that we have not seen for years.  Our unity is stronger than ever.

We have adopted a strong, clear, and united strategy, in three areas:

First, diplomacy. We have chosen to give every opportunity to the diplomatic route. European and American leaders have undertaken a large number of diplomatic initiatives and missions. We have activated negotiating platforms for dialogue with Russia, such as NATO, the OSCE, or the Normandy format. I would like to commend Olaf Scholz and Emmanuel Macron on their role in this regard.

We have never stopped giving priority to diplomatic channels. Even when these efforts did not seem to produce immediate and tangible results. In the last two days, Russia has signalled that it may be open to diplomacy. We urge Russia to take immediate and tangible steps towards de-escalation, because this is the condition for sincere political dialogue. We cannot forever attempt diplomacy, while the other side is amassing troops.

En addition à cet engagement diplomatique, nous travaillons sur le deuxième sujet, qui est la préparation des sanctions et des mesures restrictives pour le cas où elles devraient être nécessaires. Le Conseil européen, au mois de décembre, a eu l’occasion avec clarté de fixer le cadre politique des 27 chefs d’État et de gouvernement. Nous considérons que s’il devait y avoir une agression militaire contre l’Ukraine, le coût pour la Russie devrait être sévère. Les conséquences devraient être massives. Mais nous devons aussi être francs les uns par rapport aux autres: cela veut dire que les conséquences pour nous, Européens, seraient lourdes également; et le moment venu, si cela était nécessaire, nous devrions être prêts à assumer cette responsabilité. Je remercie pour le travail préparatoire qui est mené par le haut représentant et par la Commission; le Conseil européen et les États membres, si c’était nécessaire et le moment venu, auront l’occasion de se prononcer et de prendre les décisions politiques sur ce sujet, et cela, en étroite coopération et en étroite coordination avec l’ensemble de nos partenaires et de nos alliés.

Enfin, il est un troisième point qui me paraît essentiel. C’est le point qui touche directement au soutien à l’Ukraine, au soutien au peuple ukrainien. Bien sûr, ce soutien doit être, comme il l’est depuis longtemps, politique. Nous affirmons la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine, et nous le répétons; et nous reconnaissons cette aspiration européenne, cette aspiration euro-atlantique de l’Ukraine également. Ce soutien est aussi financier parce que les circonstances, on le mesure bien, provoquent d’ores et déjà un dommage significatif quotidien pour le système économique ukrainien. Et nous saluons la décision rapide annoncée par la Commission: 1,2 milliard mobilisé sur le terrain de l’aide macrofinancière. Je pense que nous allons devoir aller au-delà de cela, avec l’ensemble de nos alliés et de nos partenaires. C’est pourquoi je veux lancer ici cette proposition d’initiative de mettre en place, en étroite coopération avec l’Ukraine et l’Union européenne, une conférence des donateurs afin de soutenir la robustesse économique de l’Ukraine, pour laquelle cette menace brutale a été engagée, et de soutenir aussi l’agenda de réformes, qui est si important pour ce pays.

Enfin, mesdames et messieurs, je voudrais clôturer ces quelques mots par deux messages. Le premier message solennel, je veux l’adresser au peuple ukrainien. En 2014, le peuple ukrainien, fier et libre, à Maïdan, dont les sacrifices ont accompagné le moment de cette histoire − leur histoire et notre histoire −, a fait le choix de la liberté, a fait le choix de la démocratie libérale, a fait le choix de l’État de droit. L’Union européenne, depuis ce moment, n’a cessé de soutenir et d’accompagner ce choix libre et souverain du peuple ukrainien. Je veux affirmer avec solennité que l’Union européenne restera du côté de l’Ukraine. L’Union européenne ne laissera pas tomber le peuple ukrainien.

Le deuxième message, je souhaite l’adresser à la Russie et à ses dirigeants. Le choix aujourd’hui est celui entre la guerre et les sacrifices tragiques qui l’accompagnent, ou alors le courage de l’engagement politique, le courage de la négociation diplomatique. Très clairement, l’Union européenne est pour le choix de la diplomatie et pour le choix de la négociation. Nous saurons faire preuve de ce courage. Nous saurons aussi faire preuve de la fermeté qui serait nécessaire si un autre choix devait être posé. Je pense que ce courage de la négociation pour garantir des solutions durables afin de garantir la stabilité et la sécurité mutuelles, c’est le choix que nous devons aux peuples d’Europe. C’est le choix que les dirigeants russes doivent au peuple russe.

Dans quelques heures, les 27 dirigeants européens seront réunis à Bruxelles pour ce sommet avec l’Afrique. Je ne doute pas que nous aurons l’occasion d’exprimer la fermeté, l’unité et la force de l’Europe pour porter nos valeurs et pour rester aux côtés du peuple ukrainien. Je vous remercie.

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